Les études

Le dossier de demande d’autorisation environnementale a été déposé le 30 juillet 2020 à la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).

Il se compose d’un état initial de l’environnement, d’études d’impacts (acoustiques, de vent, paysagères)…

Étude paysagère

Compte tenu de la hauteur et de la couleur des éoliennes, les conséquences visuelles sont particulièrement importantes.

 

L’étude paysagère prend en compte l’ensemble des lieux et des monuments possédant un intérêt patrimonial, culturel ou environnemental de manière à évaluer les effets du projet sur le paysage.

 

Les aires d’études ont été déterminées en vue d’analyser les composantes du paysages et l’intégration du projet sur l’ensemble du territoire. L’aire d’étude éloignée a été partiellement étendue à 30 km afin de prendre en compte les enjeux depuis l’île de Ré.

 

Les photomontages illustrent la lisibilité de l’agencement.

Vue depuis la salle La Passerelle

Aux échelles rapprochées et immédiates, les éoliennes d’Andilly sont perceptibles et s’inscrivent dans le paysage. Les liens visuels avec Andilly, Sérigny et Marans sont cohérents. Les composantes végétales issues du canal de Marans et des autres canaux existants limitent les vues franches. En parallèle, le paysage reste représenté par des composantes agricoles assez standardisées. Les éoliennes de Longèves sont d’ores et déjà visibles sur la plupart des champs de vision. Au sud, le paysage est le plus animé et les éoliennes d’Andilly seront majoritairement perçues par des automobilistes dans un contexte dynamique et en mouvement.

 

À l’échelle éloignée, les éoliennes d’Andilly se placent sur plaine d’Aunis qui est la moins sensible du territoire. Le projet s’accorde avec ses composantes par des rapports d’échelles cohérents. Depuis le marais poitevin, la trame végétale réduit les vues sur les courtes et longues distances. Au regard des buttes topographiques, les vues intègrent d’ores et déjà les composantes existantes et anthropiques de la plaine. À l’ouest, les visibilités s’ouvrent plus naturellement dans le sens de l’océan. Les perceptions du projet depuis la baie de l’Aiguillon et l’île de Ré ont révélé des distances de perception réduisant les vues franches. Le projet est fondu dans un paysage lointain, les visibilités sont faibles.

 

Ainsi, les éoliennes du projet d’Andilly s’inscrivent correctement dans le paysage aux échelles immédiate, rapprochée et éloignée. Les éoliennes sont perçues sur la plupart des points de vue, mais les impacts paysagers restent faibles à modérés.

Étude acoustique : des éoliennes peu bruyantes et implantées à plus de 500 mètres des habitations les plus proches

La prescription règlementaire impose une distance minimale de 500 m entre les éoliennes et les habitations.

Cartographie de la contribution sonore du parc éolien à puissance acoustique émise maximale

Les niveaux sonores calculés à puissance maximale au niveau du périmètre de mesure de bruit ne révèlent pas de dépassement des seuils règlementaires : en effet les niveaux de bruit émis sur le périmètre de mesure de bruit sont inférieurs à 48 dB(A), donc inférieurs aux valeurs limites de 70 dB(A) en période diurne et 60 dB(A) en période nocturne pour tous les régimes de vent.

 

Au regard des conclusions de l’étude de vent, le parc éolien d’Andilly respectera, de jour comme de nuit, pour tous les régimes de vent, les exigences réglementaires. Afin d’avaliser l’étude prévisionnelle et, si nécessaire, de procéder à toute modification de fonctionnement des éoliennes, VALOREM a proposé au COPIL que des mesures acoustiques de réception soient réalisées après installation et mise en route du parc.

Étude environnementale : un parc éolien qui prend en compte les enjeux sur les espèces animales et végétales

Plusieurs missions d’expertises ont été confiées à des naturalistes, ornithologues et chiroptérologues   afin d’évaluer précisément les enjeux, de préconiser des mesures de réduction et de prévoir l’impact du parc éolien sur les habitats, la flore et la faune. L’étude et les prospections de terrains se sont déroulées durant toute l’année 2019 de manière à prendre en compte toutes les phases du cycle de vie des communautés animales.

 

En l’absence de contraintes réglementaires fortes (protection de biens patrimoniaux) et la vocation du site (parcelles agricoles majoritairement, quelques zones de friches et quelques linéaires de haies), le contexte environnemental local s’est révélé est favorable. Toutefois, une attention particulière a été portée aux espèces et habitats ciblés par les ZNIEFF et ZICO lors des inventaires de terrain réalisés dans le cadre du projet.

En ce qui concerne les habitats naturels, un enjeu fort a été établi pour l’habitat « Prairie de fauche atlantique x Pâture mésophile ». Cet habitat subit une menace forte en raison de l’intensification de l’agriculture et du remembrement, il présente une valeur patrimoniale forte. Un enjeu fort a également été attribué aux parcelles renfermant une population significative d’une ou plusieurs espèces patrimoniales : une prairie humide atlantique eutrophe couplée à une mégaphorbiaie marécageuse au sud de l’AEI pour la présence d’une grande population d’Orchis à fleurs lâches (Orchis laxiflora) ; une parcelle de pâture mésophile couplée à un pré salé continental, à l’est de l’AEI.

Concernant la flore, un total de 283 espèces a été recensé à l’échelle de l’aire d’étude immédiate dont 7 espèces patrimoniales. Parmi celles-ci, deux sont protégées au niveau national : la Renoncule à feuilles d’Ophioglosse (Ranunculus ophioglossifolius) et l’Odontite de Jaubert (Odontites jaubertianus).

 

L’étude avifaunistique a mis en avant la présence d’enjeux forts à très forts au niveau de la zone d’implantation notamment en ce qui concerne l’avifaune nicheuse et migratrice. Pour l’avifaune migratrice, un enjeu très fort concerne l’axe migratoire au-dessus du Marais de Torset pour la Cigogne noire.

 

Pour l’avifaune nicheuse un enjeu très fort est présent au niveau des haies favorables à la nidification de la Pie-grièche écorcheur ; et un enjeu fort concernant les haies arborées favorables à la nidification du Milan noir et du Faucon hobereau.

Les inventaires chiroptérologiques (chauves-souris) ont permis de définir l’activité et la diversité de chauves-souris localisées au niveau de prairies bocagères du marais de Torset, aux friches, au réseau de haies et aux gîtes potentiels (certains arbres). Les enjeux du site concernant les chiroptères résident dans la conservation des gîtes arboricoles potentiels (haies et boisements avec vieux sujets) et le risque de mortalité par collision avec les pales à proximité des corridors de déplacement et habitats de chasse.

 

Les autres groupes faunistiques ont également été inventoriés dans le cadre de l’étude naturaliste. Les enjeux du site sont principalement liés au Marais du Torset, plans d’eau et réseau hydrographique, haies et frênes têtards, friches et prairies accueillant des espèces d’herpétofaune, d’entomofaune et des mammifères.

 

Ainsi, au regard de l’étude de la biodiversité du site, les principaux enjeux sont donc liés à la conservation des éléments boisés (haies) du site et la zone de marais.

→ Vous pouvez télécharger ci-dessous l’ensemble des documents qui composent la demande d’autorisation environnementale.